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Le Doubs se lance dans le géocaching

jui 23, 20:53 par Paul Fabing

Il y a quelques années le CDT du Doubs avait lancé avec ses voisins suisses le produit “Navidoo”, boîtier avec disque dur et GPS louable dans les OTs qui constitue un guide touristique vocal (uniquement) dont les infos se déclenchent en fonction de la position géographique du touriste. Le succès “commercial” semble avoir été limité.

Décidément très en pointe sur les visites assistées grâce aux TIC,
le CDT présente en grande pompe sur son site Internet un produit innovant : les safaris GPS.

Cette fois, il s’agit de se lancer dans des chasses aux trésors touristiques à l’aide d’un GPS (à louer éventuellement). L’organisation a l’air sans faille avec des documents de qualité téléchargeables, des points de location nombreux et surtout des énigmes ciselées, sans oublier des cadeaux pour les gagnants : des GPS !!!. Bref du bon et du bien fait !
Si l’idée des chasses aux trésors est excellente, je me pose quand même la question de la valeur ajoutée du GPS. Qu’apporte-t-on de plus par rapport à une bonne vielle carte IGN et à l’observation du paysage, voire à la causerie avec les autochtones ? La location du GPS (5 à 10€/jour) n’est elle pas un frein pour le produit ?

J’ai l’impression parfois d‘être un peu vieux jeu… mais j’assume :-)

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  1. Excellente question !
    S’il s’agit de faire du GPS pour s’exclamer devant la prouesse technologique, effectivement ça n’ira pas trés loin.
    Comme tout média (papier ou autre), la mise en place d’un joujou technologique ne dispense pas de s’interroger sur le contenu : de quoi veut-on parler ? Quelle expérience veut-on faire partager au touriste ? Quels outils sont les plus appropriés pour cela ?

    Alors carte ou GPS ? Côté pratique : match nul (la majorité des clients ne savent se servir ni d’un GPS, ni d’une carte). Côté ludique : 1 point pour l’électronique (et ça n’empêche pas de regarder le paysage). Côté convivialité : rien de plus en effet.

    Au final, je crois que si l’intérêt de ces solutions paraît aujourd’hui marginal, elles s’inscrivent dans un mouvement de fond. La demande spontanée n’est pas encore trés visible, mais cela change à vitesse grand V. ;)


    Pierre    jui 24, 01:25    #
  2. Il me semble que la réponse à ces interogations réside dans l’histoire de la naissance du geocaching: cette pratique de la chasse au trésor GPS est en fait née il y a quelques années grâce à la cristallisation de petites communautés d’amateurs autour de forums d’échange de caches. Ce n’est qu’ensuite que certains promoteurs touristiques ont rebondi, suivis par les publicitaires (voir ce récent et excellent article AdAge.com: http://adage.com/digital/article?article_id=110714). Pour ma part, cela fait deux ans que je suis de très près la question et je suis persuadé, tout comme Pierre, que ce truc s’inscrit dans un mouvement de fond vers la superposition sur le réel de diverses couches de données géoréférencées accessibles via divers terminaux et réseaux. Avec ce point d’achoppement qu’aujourd’hui la masse critique d’utilisateurs équipés de terminaux évolués type GPS ou PSP n’est pas atteinte. Dans le cas du geocaching, même s’il s’agit d’un phénomène de niche, la question est résolue: la communauté existe déjà.

    Reste que l’initiative du Doubs, de ce point de vue, mérite d’être analysée de près: quelle communication avec ladite communauté? modèle ouvert sur cette communauté ou fermé sur le modèle “attraction locale”? etc.

    Vous trouverez ici (http://www.aecom.org/blog/veille/2006/06/n23-tourisme-et-tic-remue-mnage-dans.html)un PowerPoint qui cite en référence un dossier du réseau de veille en tourisme du Québec sur la question, lequel rejoint l’analyse de Pierre et la mienne.

    A mon sens, la vraie question est: combien ça coûte de mettre en place une centaine (un millier) de caches sur l’Aquitaine et de les publier sur les sites comme Geocaching.com (avec récompenses sympa à la clé) pour attirer chez nous du public ciblé en provenance du monde entier (le tout en mettant en place des indicateurs de trafic et en assurant ensuite à l’opération un battage communication à la hauteur pour démultiplier les bénéfices – sans parler de l’étude associée rendant compte des résultats, labellisée Aquitaine et diffusée ensuite sur toute la France…).

    Jean-Luc, ça te branche?
    ;-)
    Qui d’autre en est avant que d’autres territoires nous devancent?


    Eric Culnaërt (AEC)    jui 26, 05:09    #

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