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E-Marketing : 1% de 0, ça fait combien ?
jui 2, 08:09 par Pierre Croizet
Petit pavé dans la mare : on parle beaucoup, notamment ici, de web 2.0, de développement des réseaux sociaux, de visibilité, de e-marketing…
L’objectif de fond, en matière de tourisme, est économique. Si les destinations créent du “buzz” sur facebook, ce n’est pas uniquement par fierté identitaire, c’est aussi, et surtout, pour conquérir quelques “prospects”, éventuellement transformables en “clients”.
Prospects, clients : les deux grands oubliés du web 2.0 et du e-marketing. Je suis vache, donc je m’explique…
Toute la problématique d’une opération de e-marketing tient au volume de prospects à générer. La raison en est que le taux de concrétisation, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de clients (ceux qui achètent) et le nombre de prospects (ceux qui s’intéressent au produit mais qui ne l’ont pas encore acheté), est de l’ordre de 1%.
Si on sait que, par ailleurs, le taux de clic, c’est-à-dire le rapport entre le nombre de personnes qui ont vu s’afficher la pub et le nombre de personnes qui ont cliqué dessus (ce sont eux les prospects), est de l’ordre, lui aussi, de 1%, on comprend que :
10 000 affichages de pub génèrent 100 prospects qui génèrent 1 client.
C’est une moyenne bien sûr, mais regardez les performances des campagnes AdWords par exemple et vous vérifierez aisément cette règle.
C’est la même chose sur le web 2.0, quand on parle de commentaires : 1% des lecteurs va contribuer activement à un blog en postant des commentaires. C’est ce ratio qu’on observe régulièrement dans cette colonne.

Illustration tirée d’une étude de Sherpa Marketing : où l’on voit que les budgets sont affectés en priorité aux achats de mots clés, qui ont le meilleur retour sur investissement, et aux bannières, finalement beaucoup moins efficaces.
Que faut-il en déduire ?
- Si l’on veut parler de performance économique sur le web, il faut parler de volume d’audience, ou de volume de prospection ou de volume d’affichage. Une newsletter diffusée à 20 000 ex., avec un taux d’ouverture de 30% (6000 mails ouverts), 10 à 20% de taux de clic, génère 600 à 1200 prospects, donc 6 à 12 clients…
- Une page facebook avec 500 inscrits, c’est un nombre très faible de prospects, donc un nombre encore plus faible de clients… Voir ce site, pour quelques conseils sur Facebook
- Un site web qui fait 100 000 visiteurs uniques par an, avec un taux de rebond à 30%, c’est 70 000 prospects, donc 700 clients possibles…
- J’ajouterais qu’aujourd’hui, selon moi, l’achat de mots clés offre le meilleur R.O.I (Return On Investment), puisque l’on paye au prospect et qu’une bonne annonce et une bonne optimisation du budget permettent de générer des volumes d’affichage massifs.
En conclusion, premier point, vu sous l’angle économique, il y a une corrélation évidente entre audience et retours sur investissements.
Deuxième point, il y a des effets de seuil. Par rapport à l’article de François, publié hier, les vidéos de communication de la Suisse ne rapportent rien : 650 visionnages, c’est 0 clients probables (les visionnages c’est de l’affichage, donc pas encore du prospect : pour qu’il y ait prospect il faut qu’il y ait clic). La logique de com a été privilégiée, mais il aurait fallu coupler les vidéos avec de l’achat de mots clés ou de l’e.mailing.
Troisième point : la performance d’un site doit être appréciée à l’aune de l’audience de chacune de ses pages et du taux de clics…
Tout ça vous paraît évident ? Ou vous vous posez des questions ?
tags : e-marketing ![]()
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Le mixeur de voyage automatique
jun 25, 08:39 par Jean-Luc Boulin
Le site yourtour.com est bien pratique : il remplace gratuitement (presque) l’agence de voyage, l’office de tourisme et la centrale de réservation hôtelière.
Présenté dans le communiqué de presse que nous avons reçu comme un “tour opérateur personnel”, le site est une belle réalisation technique : l’internaute entre sa date de départ, sa ville de départ et la région qu’il veut visiter. La machine calcule les hôtels disponibles, épluche quelques guides touristiques et propose un circuit tout fait, tout chaud, tout prêt : la carte montre le trajet, hôtels et musées sont présentés : il ne reste qu‘à réserver! (c’est là je pense que Yourtour gagne un peu sa vie quand même)
L’internaute pourra même affiner son choix en conservant ou non telle activité, ou en demandant à changer d’hôtel.
Bien sur, le système a ses limites : construit avec les guides Lonely Planet pour la partie activités et Booking pour la réservation hôtelière, il ne vous proposera pas la visite de la chapelle romane égarée, ou la chambre d’hôtes de charme.
Mais, finalement il permet à l’internaute pressé de se construire un circuit des “incontournables” à visiter dans une région. Et en allant piocher dans une base de données actualisée, il donne les heures d’ouverture, prix des visites, et disponibilité des hébergements.
Base de données accessible et partagée, avec réservation en ligne, ce n‘était donc pas le job des institutionnels?
tags : centrale,
reservation,
tour-operateur ![]()
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L'etourisme ne connait pas la crise
jun 23, 08:26 par Jean-Luc Boulin
Après la présentation la semaine dernière du baromètre annuel de Guy Raffour : ‘‘Nouveaux comportements et E-tourisme’‘, il est intéressant de faire un point sur les chiffres du secteur. Je vous renvoie pour cela à l’excellent repère du Journal du Net: les chiffres clés du tourisme
Je retire de cette avalanche d’informations trois chiffres majeurs :
- Le premier, c’est 77% des français qui déclarent préparer leurs vacances sur Internet (selon une étude réalisée en ligne en janvier 2009 par le cabinet Protourisme, téléchargeable ici). A comparer avec le mode de renseignement par les offices de tourisme à 27%… D’où l’intérêt d’une présence accrue sur le web.
- Deuxième chiffre : les achats de voyages et vacances sur Internet augmente toujours, de 18% en 2008. Il sont aujourd’hui 9,2 millions de français à réserver en ligne. Cela représente 1 partant sur 3…
- Troisième chiffre, qui relativise : cinq sites de etourisme touchent à eux seuls 26% des internautes français qui les ont visité au moins une fois dans le trimestre : il sagit de Voyages SNCF, Lastminute.com, promovacances.com, expedia.fr et Nouvelles Frontières. Avec plus de 5 millions de visiteurs par mois pour Voyage SNCF…
Pour en savoir plus : l’interview de Guy Raffour sur Tourmag

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Pensez au .tel
jun 18, 08:00 par Benjamin Bastien
Avec toutes ces questions sur le social-web, ça faisait longtemps qu’on n’avait pas parlé de noms de domaines !

Une nouvelle extension est accessible pour tous depuis mars, il s’agit du dot tel (.tel). A l’origine, le .tel devait remplacer le numéro de téléphone, comme un .com remplace une IP. La téléphonie étant destinée à passer sur la VOIP pourquoi s’encombrer de numéros de téléphones avec pleins de chiffres !
Aujourd’hui, le .tel est bien plus qu’un numero de téléphone, c’est en fait une carte de visite électronique qui centralise un accès direct aux moyens de communication (électroniques ou non) déclarés.
En fait, un .tel n’abritera jamais un site, c’est juste une page normalisée qui reprend l’adresse postale, le numéro de téléphone, de fax, le mail, le login skype, un lien direct vers une carte géolocalisée… (le tout pouvant être divisé si la structure possède plusieurs sièges, agences etc.).
Comme il s’agit d’une norme, des annuaires apparaîtront prochainement avec des entrées par le nom ou par mots clefs puisque le .tel prévoit aussi de définir son activité, son profil avec un nuage de mots clefs.
Enfin, le .tel va devenir un format d‘échange puisque des kit développeurs sont fournis pour différentes plateformes (notamment mobiles) pour que le passage d’une page .tel au carnet d’adresse intégré se fasse en un clic. Cela viendra donc compléter les logiques des microformats hcard et autres vcard.
Bref, entre Facebook qui essaye officieusement de devenir LA carte d’identité électronique (avec les URLS personnalisées) et Google Mon profil qui outre atlantique permet de renvoyer les données d’un compte Google (le mail, le site internet, la photo etc.) lors d’une recherche sur un nom de famille, le .tel, en s’appuyant sur un des fondements de l’internet (les DNS) ‘devrait’ devenir le répertoire le plus neutre qui fera le lien entre numérique et réel.
tags : noms de domaine ![]()
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Réussir son buzz sur Internet
jun 17, 09:00 par Sébastien Gonzalez
Pour réussir son opération de buzz sur la toile, véritable arme de destruction massive (ça c’est pour notre référencement naturel ;-)) des pros de la com’, voici quelques règles à respecter…
1. D’abord il faut coller avec l’actualité et le contexte. Un bon exemple est celui des Deux-Sèvres avec sa Famille Kitlacrise dont on vous a parlé récemment dans ce billet.
2. Ensuite, il faut faire simple. Ne pas oublier que plus c’est compliqué, plus on a de chance de faire fuir les internautes. Alors autant ne pas prendre de risques !
3. Ne pas plonger ni dans la vulgarité, ni dans la violence… mais en bons institutionnels que nous sommes, personne n’oserait j’en suis sûr. Un bon exemple est celui de la Gironde avec son point G. De même, souvenez-vous de la clinique du docteur Scheelboute.
4. Ne pas considérer que tous les internautes ont un iPhone (quel dommage !… d’ailleurs n’oublions pas qu’il ne supporte pas le flash…), le dernier PC ultra véloce, la fibre optique avec un débit de 100 Mo/seconde… bref, pour un mini-site en flash attention au temps de chargement. Pour des vidéos, préférer le streaming…
5. Mettre ses vidéos sur Youtube et attendre que le buzz prenne c’est la pire des choses à faire. Pour tenter d’obtenir la gloire et l’impact tant convoité, il faut avoir une vraie stratégie, un plan de com’ : campagne de bannières, emailing (sur sa propre base ou en louant des adresses), relations presse (pro et grand public, online et offline), présence sur les réseaux sociaux…
6. Donner envie de créer du buzz : une campagne ou une vidéo « osée » et créative donnera envie de l’envoyer à un proche, qui l’enverra à son tour et ainsi de suite. Et pour cela, ne pas oublier de donner la possibilité d’inviter ou de transférer à un ami le buzz…
7. De même, il faut susciter la curiosité, l’intérêt, donner envie à l’internaute d’en savoir plus. En gros, une fois que l’internaute a mordu à l’hameçon, il faut ferrer et l’emmener sur votre terrain de jeu : votre mini-site, vos pages de contenus, votre profil Facebook…
8. S’entourer de professionnels de la com’ et du web. Ils sauront vous apporter des idées et surtout leur expérience en la matière.
9. Ne pas croire à l’adage : « c’est cher, donc c’est de la qualité » ou « c’est cher, donc ça marchera ». Sur Internet, une simple vidéo perso filmée avec un camescope familial peut suffire à créer du buzz. Ce qui compte avant tout c’est de donner envie à l’internaute de relayer votre message. Si vous y arrivez, c’est gagné.
10. Enfin, il n’y a pas de recette miracle ! Je ne vous garantis pas qu’en suivant ces quelques conseils vous ferez du buzz sur la toile à coup sûr !
Néanmoins, n’oubliez pas de nous informer de votre buzz afin que nous le relayons sur le blog… ce sera toujours un bon début !
tags : buzz,
e-marketing,
marketing,
youtube ![]()
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Le Web désordonne-t-il notre pensée ?
jun 11, 09:00 par François Perroy
Avec le développement de la radio, puis de la télévision et l’utilisation à tous crins du vocable audio-visuel dans les années 70, “cette invention pour les cossards qui ne savent pas lire” disait on, on a toujours entendu l’idée que la nouvelle technologie du moment nous rendait idiot. Les media conduisent des études pour comprendre les comportements des lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Et la règle, depuis des années, est de faire court, plus court, toujours plus court. On élague. Et on tronçonne tellement que l’on en vient à s’interroger sur une nouvelle maladie qui nous guette : la bêtise. En effet, c’est reparti pour un tour de manivelle avec cette fois Google. Google nous rend-il idiot ? tel est le titre traduit d’un article publié voilà … un an déjà, par Nicolas Carr dans la revue The Atlantic. Son point de vue, très personnel, est que le Web modifie notre manière d’appréhender les informations. Nous deviendrions incapables de nous concentrer à notre tâche à force de webizer.
Mon idée, c’est que l’auteur a construit son article, qui tient davantage du papier de presse par sa longueur que de l’article numérique, comme un papillonnage. Ecrivant à la première personne, il passe d’une citation d’expert à l’autre, choisissant des références diverses, comme nous le faisons désormais tous, en papillonnant. Car il me semble que c’est là que le Web modifie notre comportement de lecteur : ce n’est pas tant notre moindre capacité à nous plonger dans un dossier électronique qu’il faut examiner avec curiosité, mais bien plutôt le fait que de plus en plus nous fonctionnons par analogies rapides et opportunistes. Car si le sujet le mérite, nous plongeons indiscutablement.
C’est en tout les cas ce que je perçois dans la construction de l’article de Carr…car c’est bien normal, nous avons accès à d’immenses bibliothèques et nous n’avons pas été formés à la recherche sur le Web (qui l’a été ? Franchement, vous ?), alors nous partons en exploration et le temps consacré à nos recherches devient tellement long (on peut ne jamais s’arrêter dans l’univers Web) que nous picorons de plus en plus rapidement des bribes d’informations, sans nous poser un temps sur la planète réflexion.
Je ne sais pas pour vous, mais pour ce qui me concerne, il m’arrive désormais de ne plus lire la description formelle de sites touristiques où j’envisage de séjourner et de m’en tenir aux commentaires. Le qu’en dira-t-on en lieu et place de la description technique du produit…
Je pense donc qu’il nous faut apprendre à réfléchir Web.
Mais soyez rassuré : tout va bien pour vous si vous arrivez à lire à la suite de mon post le long article de Carr, plus de 25 000 caractères, dans sa traduction française sur Framablog ! Pour ma part, pas de doute, je continue à webizer, au risque de devenir idiot, mais pour me prémunir, je lis aussi la presse et des livres. Si si…
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Web 2.0 et stratégie marketing
jun 2, 08:00 par Jean-Luc Boulin
Lors des dernières journées techniques MOPA à Anglet, l‘équipe du CDT Béarn – Pays Basque a présenté sa réflexion et ses réalisations autour du web 2.0.
L’exemple de la filière “randonnée” a illustré la présentation.
Pour cette thématique, le CDT a adapté les outils du web 2.0 à une stratégie bien précise.
Comme vous pourrez le voir ici dans la présentation d’Emilie Roy et Stéphanie Labbé , l’objectif est simple :
- Développer la notoriété de la destination en matière de randonnée
- Recruter sur les niches de marché
Cela démarre par une réflexion classique de segmentation :
41 % des randonneurs ont plus de 50 ans?
Les actions vont s’orienter vers des outils de publication (wikis) et de partage de photos (Flick’R) plutôt que vers des réseaux sociaux (Facebook).
85 à 90 % des randonneurs sont des amateurs (randonnée à la journée)?
La destination est mal identifiée (sites et itinéraires)?
Il y aura une forte concentration des actions web 2.0 sur des mots-clés de « séduction » (Pyrénées, Compostelle, Kakuetta, GR10…) utilisés comme produits d’appel.
La réflexion a abouti sur un site dédié (rando64.fr) qui utilise bien tous les outils du web 2.0 : interaction Google Maps, GPS, etc); ainsi que le module add this permettant de renvoyer l’information sur des sites communautaires.
Et pour poursuivre l’animation du réseau de socioprofessionnels de la randonnée dans l’esprit web 2.0, le CDT a créé une communauté rando64 sur Affinitiz
Avez-vous d’autres exemples de stratégie web 2.0 organisée?
tags : etourisme2.0,
randonnée,
web2.0 ![]()
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Pourquoi j'aime bien Homelidays...
mai 29, 09:30 par Pierre Croizet
Homelidays est un des principaux sites d’annonces de location de vacances.
En chiffres, cela signifie : plus de 40 000 annonces, 400 000 réservations l’an dernier, environ 200 euros par an pour un propriétaire.
Le site annonce une audience de 140 000 visiteurs par jour. Ce chiffre est cohérent par rapport au volume de résa (sur la base d’un coeff de transformation d’environ 1%).

Son succès doit nous interpeller, car lui et ses concurrents (abritel et cie), ont tendance à rendre complètement inutiles les pages hébergements sur les sites institutionnels. Je m’explique : à quoi bon surfer sur les sites des OT, des CDt et des CRT, quand un seul site représente à lui seul quasiment toute l’offre ?
Quand on compare les niveaux d’audience, on pourrait presque considérer que le monopole est déjà en place : 42 000 000 de visites annuelles, si c’est avéré, c’est le cumul des 100 plus importants sites d’OT français, minimum.
A quoi tient cet engouement :
- Un positionnement et une fonctionnalité évidents : un site d’annonces de location, mondial, sur lequel on peut réserver.
- Un affichage ultra rapide : excellent moteur de recherche, simple et puissant, charte graphique ultra épurée pour alléger les temps de chargement, serveur surpuissant. A noter, on se tue à le dire, que l’esthétisme n’est pas synonyme de visibilité, n’est pas le facteur principal de séduction sur le Web, et peut nuire à la qualité du service d’information apporté aux touristes.
- Une remarquable richesse et clarté d’information sur les hébergements.
Pour autant, n’y aurait-il pas des complémentarités à trouver ?
Homelidays est faible sur certains types d’info, où, en revanche, les institutionnels proposent des choses vraiment intéressantes : webcams, évènements, vidéos (de plus en plus), jeux, contact humain…
Est-ce que des partenariats sont envisageables ? Avez-vous déjà tenté le coup ?
tags : homelidays,
locations de vacances,
résa en ligne ![]()
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Réseaux sociaux : mauvaises ventes en vue
mai 27, 08:00 par François Perroy
Il faut lire Pisani. Son blog est fort bien alimenté de ses réflexions qui enrichissent ses découvertes et étonnements liés aux TIC et réseaux. J’apprécie tout particulièrement sa curiosité positive et son esprit dubitatif : tout un art ! Tout récemment, il a publié un article dans lequel il exprime ses interrogations quant à l’efficacité commerciale des réseaux sociaux pour les entreprises qui seraient tentées d’y faire de la publicité. Il cite une étude de la société Knowledge Network qui indique que si 83% des webacteurs de 13 à 54 ans rendent visite régulièrement aux réseaux sociaux, ils sont moins de 5% à s’en servir au moment d’une décision d’achat. Cette étude, réalisée auprès d’un panel stable de 502 personnes représentatives de la population américaine, s’appuie sur la définition d’utilisateurs de 27 réseaux sociaux, parmi lesquels Digg, Facebook, Flickr, Linkedin, Myspace, Picasa, Twitter, YouTube…
63% des personnes estiment que les annonces sont un juste prix à payer pour bénéficier de ces réseaux sociaux, mais 54% annoncent que leur motivation principale est de rester connectées avec leurs amis et familles. Et 1% de cette population en ligne utilise Twitter une fois par semaine ou plus.
Cette étude démontre que les réseaux sociaux portent finalement bien leur nom : ils répondent à un besoin social. Si l’on veut se renseigner sur un achat, on ne manque pas de sites de recommandations, de comparateurs, de sites de réservation et paiement en ligne.
A la question que l’on se pose tous ici en recherche d’un e-marketing efficace (faut-il être sur les réseaux sociaux ?), la réponse est oui assurément, pour se faire des relations, pour démultiplier sa notoriété, accroître son audience et surtout pour cibler des prospects qui vous ressemblent.
En outre, on peut aussi se demander si les réseaux sociaux créent du lien ou/et du savoir ? Ils nous permettent aussi de soigner notre ego d’auteurs en quête de succès. En tous les cas, d’autres sources comme celle du portail emarketer prévoient une réduction sensible de 3% des budgets publicitaires sur les réseaux sociaux aux Etats-Unis contre une croissance de 33% en 2008. MySpace serait à la peine. On peut aussi s’interroger sur la pertinence des pubs qui habillent nos pages Facebook : l’adéquation avec nos centres d’intérêts est loin d‘être prouvée !
En tous les cas, pour vous, acteurs du tourisme, la stratégie des petits paniers me paraît bien meilleure que celle du gros container, foi de marketeur. Croissez et démultipliez vous !

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La nouvelle communication de l'Alsace
mai 25, 08:00 par Paul Fabing
Tous les 3 ans, le CRT Alsace change d'agence pour renouveler sa communication.
Pas de grand bouleversement cette année puisque le CRT capitalise sur la signature "Alsacez-vous" qui a bien fonctionné depuis 3 ans. La nouveauté réside dans la conception d'une communication fortement axée sur Internet (on est en 2009 !).
Ainsi la campagne d'affichage dans le métro parisien (juste une petite semaine...) a trouvé son prolongement sur le site de l'Alsace avec cette belle page :
Concept sympa, belle réalisation graphique, des vrais produits bien thématisés, de l'espace, peu de texte et beaucoup d'images, ... bref, que du bon et c'est très bien (bon je suis sans doute un poil chauvin, mais j'assume...). Bravo à mes camarades du CRT !
Mais si on remet cette belle réalisation dans le contexte global du site Alsace , j'y vois quand même 2 bémols importants :
- Le premier en terme d'organisation du site : la page d'accueil présente déjà des produits + la résa en ligne d'hôtels via Booking, si on cherche bien on retrouve aussi des liens de résa dans les fiches descriptives des hébergements (mais là, il faut bien chercher...). Comment l'internaute va-t-il s'y retrouver ?
- Le second sur la question du service de réservation (sujet actuel s'il en est !). Le CRT joue son rôle en relayant les offres des acteurs alsaciens : les 3 produits "têtes de gondole" sont vendus par 3 "vendeurs" différents. Mais 2 offres vous conduisent vers une page de pré-réservation, 1 seule aboutit à une vraie centrale de réservation (en l'occurence le SLA du Bas-Rhin). Comment donner confiance aux acheteurs avec aussi peu de cohérence dans un service sur un même site ?
On comprend que l'ajout progressif de services sur un site conçu il y a déjà 3 ans provoque cet effet "patchwork". Une nouvelle mouture est prévue en 2010, gageons qu'elle atténuera cette sensation d'émiettement.
Concernant la réservation en ligne... les institutionnels ont le projet de mettre en place une plate-forme de commercialisation confiée à un opérateur. Celui-ci mettrait en place un vrai service central consolidant toutes les offres existantes et en en créant de nouvelles dans le cadre d'une stratégie mise au point avec tous les acteurs. Belle idée mais qui peine à voir le jour (travailler ensemble... c'est long !)
Au vu de la présentation actuelle, la résolution de ces points négatifs semble pourtant urgente pour rester dans la course !
tags : alsace,
crt,
promotion,
réservation ![]()



