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Itinéraires GPS (suite)
aoû 4, 07:00 par Eric Culnaert
Dans la continuité d’un précédent billet saluant l’arrivée d’itinéraires de randonnée GPS sur le site du CDT Pays Basque et Béarn, je vous propose aujourd’hui d’approfondir un peu la question, au-delà du site internet et des services qu’il dispense, pour envisager le service rendu par l’itinéraire GPS lui-même.
Première difficulté, tous les PND (personnal navigation device, ou GPS portables) ne savent hélas pas exploiter le format GPX standard. D’où l’intérêt de la solution mise en oeuvre à Oloron-Sainte-Marie-, qui permet à l’internaute de sélectionner son GPS dans un menu déroulant pour télécharger un fichier compatible, donc pleinement exploitable une fois le touriste sur place ayant endossé sa tenue de randonneur.

Un autre élément entre en ligne de compte dans la qualité du service rendu, à savoir la précision de la trace GPS proposée. Il est tout à fait possible techniquement de modéliser un parcours dans un logiciel de cartographie et d’en produire une trace GPS. Deux problèmes se posent alors: la précision du logiciel lui-même, c’est-à-dire l‘échelle à laquelle il permet de travailler, souvent bien inférieure à celle que permettent d’atteindre les matériels actuels, d’où des risques d’erreur lorsque le randonneur va chercher à exploiter la trace fournie à la précision maximale de son GPS.
Autre souci, passer par un outil de cartographie revient, quelle que soit sa qualité et sa finesse, à intercaler une source d’imprécision supplémentaire entre la réalité du terrain et la trace ainsi produite: celle de la carte elle-même. De ce point de vue, rien n‘égalera jamais la précision d’un relevé effectué sur le terrain. Et dans certains environnements, notamment en montagne, le risque encouru par le randonneur n’est pas seulement de passer sans la voir à côté d’une curiosité locale…
Les mashups de cartographie
aoû 1, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Dans ce domaine là, ça ne s’arrête jamais ! Les API de Google, Yahoo, Microsoft trouvent toujours de nouveelles utilisations et des développements.
Et Google n’en finit plus de rajouter des onglets de visualisation : après le relief, le Streetview, l‘élévation 3D dans Google Earth, on nous annonce les itinéraires piétons pour tout trajet inférieur à 10km.
Quelques exemples qui pourront vous donner des idées :
- le site d’Ajaccio qui, lorsque l’on clique sur l’ongler “Earth”, exploite la 3D de Google Earth (peut nécessiter le téléchargement du plug-in de visualisation, c’est assez rapide)
- Batchgeocode, qui vous permet à partir d’un fichier excel ou csv de créer à la volée puis embarquer cvotre carto complète, avec différents types de picto,
- Mapchannels, qui à partir d’un fichier kml (extension utilisée notamment sous Goolge Earth) ou de géorss, vous permet là aussi de créer et embarquer votre carto 2 ou 3D
- un exemple sur Toulouse créé par mon collègue de l’Artesi Île de France, Loïc Haÿ (qui me fait partager ses nombreuses découvertes sur le sujet), mêlant Streetview et la 3D de Google Earth ; impressionnant non ?!
Ce thème sera encore largement développé cette année lors de nos Rencontres Nationales du etourisme institutionnel, avec le lundi après-midi un speed dating animé par Benjamin Bastien, et le mardi après-midi, un atelier de Loïc Haÿ sur son “Widgetolab” qui comprend une partie importante sur ces aspects.
tags : cartographie ![]()
Street View en France sur Google Maps, on y est !
jui 7, 07:00 par Sébastien Gonzalez
Benjamin vous parlait ici même il y a quelque temps de l’outil Street View que Google intégrait à son service de cartographie… mais aux Etats-Unis !
Eh bien après les USA, c’est au tour de la France d’inaugurer cet outil tout beau tout neuf ! Le principe est simple, il permet de visionner sur Google Maps des photos panoramiques sur 360 degrés des rues, monuments, immeubles… puis de se déplacer au gré de ses envies… Il suffit simplement de cliquer sur le bouton Street View sur la carte Google Maps.
Pour l’instant, ce service se limite au parcours du Tour de France 2008, qui représente tout de même plus de 3.500 km ! Pour la suite, il faudra attendre septembre.
Jetez un coup d’oeil, vous allez voir que c’est vraiment génial ! Imaginez lorsque votre territoire sera couvert (ou en partie) ça vous fera de véritables visites virtuelles !
J’entends d’ici certains grincheux me dire que ce n’est pas demain la veille… Effectivement, Google doit d’abord parcourir toutes les routes / rues avec ses « Google Cars », véhicules équipés de caméras panoramiques afin de tout photographier… c’est long, fastidieux et on l’imagine, très cher…
Mais sait-on jamais ! Allez essayez-le, je suis sûr que vous allez être séduits ! Et de toute façon, comme toujours, les grandes villes seront équipées de ce service !
tags : cartographie,
google maps ![]()
Commentaire [2]
Ergonomie des sites : retour vers le futur !
jui 3, 07:00 par Pierre Croizet
Et si on vous disait que votre superbe maquette web, à peine inaugurée, avec ses dizaines de fonctionnalités, ses pictogrammes, ses bandeaux… était complètement obsolète ?
Vous seriez verts.
Préparez le fond de teint : d’ici à deux ans, il semblerait bien qu’il faille complètement repenser l’ergonomie de nos jolis sites e-tourisme.
La faute aux mobinautes.
Vous savez, tous ces gens qui se mettent à consulter Internet, pour un oui pour un non, sur leur téléphone mobile.
Selon une étude récente de Médiamétrie, 11 millions de français ont déjà pratiqué ce sport fin 2007. Comme d’habitude, la tendance indique que ce nombre va fortement augmenter sous peu. Il est prévu un triplement des mobinautes pour 2013.
Le besoin croissant des services web dans notre vie quotidienne, ainsi que le perfectionnement de la navigation sur mobile (Ah ! J’ai cru entendre quelqu’un parler d’iPhone, Non ?) rendent cette perspective quasi inéluctable. Voir le site de Fredzone pour s’en convaincre définitivement.

Les acteurs du tourisme sont particulièrement concernés dans la mesure où la réservation de dernière minute et la consultation d’infos pratiques sur place, sont parmi les usages plébiscités.
Or, aujourd’hui, les mobinautes ont un problème :
- Les sites sont trop lourds : à charger, à voir, à utiliser… Imaginez un peu ce que cette interface du CDT 17 donne sur mobile (réponse rien puisqu’on abandonne au bout de 1mn d’efforts… même sur iPhone).

Un mobile, il faut toujours y penser, c’est un écran plutôt petit et du haut débit qui s’appelle, dans le meilleur des cas, 3G, donc bien mais limité.
- Les fonctionnalités sont trop éparpillées sur la page d’accueil : résultat, on ne trouve pas tout de suite les bons boutons;
- Les versions dédiées sont en général appauvries par rapport au site principal. Ex. : les sites de journaux ont maintenant à peu prés tous des versions pour téléphones tactiles à grand écran. Mais trop allégées elles incitent souvent à tolérer des temps de chargement un peu plus long pour accéder à une info complète. Voir aussi, dans cet esprit, la version mobile du site de l’OT de Lyon. Sympa mais un peu courte à mon avis.
J‘émets donc une suggestion : commencer à envisager des interfaces plus simples, plus légères… adaptées à une consultation multi-modale.
Qu’en pensez-vous ?
tags : ergonomie,
interfaces,
mobilité,
mobinautes ![]()
Commentaire [3]
Le Groupe de ceux qui pensent que ANVERS c'est le contraire de Endroit !
jui 1, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Si vous avez cliqué de bon matin en regardant notre flux RSS sur ce titre, soit vous êtes mal réveillé et l’avez fait instinctivement, comme tous les matins, soit vous êtes très très curieux… à peu près autant que les responsables marketing de l’OT de Flandre en Belgique.
Enfin une utilisation de Facebook dans le secteur du tourisme (on y reviendra prochainement d’ailleurs). Alors je sais, vous allez me dire “quoi, ce truc de djeun’s dont on se demande encore à quoi ça sert si ce n’est de se faire pourrir la boîte à lettres ? Déjà qu’il a essayé de nous embobiner l’an dernier avec Second Life et son Web en trois dimensions… !!!”.
Mais non, restez encore ça vaut le coup. Car justement, c’est là que nos voisins belges sont forts : soucieux de se développer sur une thématique art contemporain/culture/fête avec un côté un poil déjanté, ce qui nous donne un site un poil décalé, très web 2.0 et qui vaut largement le déplacement.

Evidemment, sur cette thématique, les jeunes actifs semblent constituer une cible intéressante et c’est là, que lorsque s’est posée la question des outils marketing, un consultant ou un petit malin en inter a dû bonsangmaisc’estbiensûrer : “Facebook” !!!
Résultat : 228 membres, des discussions, des évènements, des photos, des vidéos, et l’effet boule de neige attendu qui fait la puissance de Facebook, et le désespoir des vieux grincheux (dont je suis) dont la boîte est envahie de messages provenant de mes “amis” facebookiens !
Allez donc rejoindre le Groupe de ceux qui pensent que ANVERS c’est le contraire de Endroit...
Commentaire [2]
Quelle valeur a la donnée publique ?
jun 30, 06:00 par Ludovic Dublanchet
Une bien vieille question, que l’on se pose encore et toujours dans nos chaumières…
En tout cas, le cartographe TéléAtlas y a donné une récente réponse, en “dealant” avec le CDT de l’Yonne la fourniture de 2000 points d’intérêt touristiques.
Il est vrai que les petites bestioles qui équipent nos voitures ou autres restaient souvent limitées aux stations essences, garages, hôtels et manquaient clairement de richesse d’un point de vue touristique, alors que l’on se doute qu’il s’agit bien là d’un terrain d’application particulièrement intéressant.
Le pas semble donc bien franchi avec ce premier test, même si l’on doit en revenir au titre du billet : pour Stéphane Lagresle, directeur marketing de Téléatlas, c’est du “gagnant-gagnant” ; Téléatlas enrichit sa base de points d’intérêt avec de la donnée fiable, garantie et mise à jour, tandis que les départements valorise leur patrimoine…
Heu…c’est un peu court jeune homme, on aurait pu dire (payer ?!) bien d’autres choses en somme !
Je vous laisse poursuivre la tirade en commentaires…
L’article de CNET France sur le sujet.
L'éditorial, ce n'est pas que facile
jun 27, 07:00 par François Perroy
On apprend tous à écrire et à lire, mais certainement pas à trier, à vérifier et à présenter les informations pour qu’elles soient comprises par tous. Pour réussir en la matière il ne suffit pas de goût pour cela, il est indispensable d’acquérir la technique. Et sur le Web celle-ci s’apprend tout le temps, car elle change sans cesse!
Un exemple probant du mariage des sciences et de l‘éditorial est visible dans le nouveau site web de voyages-sncf.com.
Selon le Journal du Net ce site est en à sa 19ème version ! Et le spécialiste qui prend la parole sur le sujet, ce n’est pas l‘éditorialiste en chef, c’est le directeur du marketing : tout un signe ! Objectifs : fluidité, modernité et contenu multimedia, en s’inspirant des possibilités offertes par le Web 2.0.
Des enquêtes ont été conduites auprès d‘échantillons de consommateurs pour repérer leurs attentes. Puis, une société spécialisée en suivi des mouvements oculaires (eye-tracking) Miratech a été retenue pour déterminer les zones chaudes (à fort impact sur les lecteurs) et les zones froides.

Résultat : une organisation des informations et des services en trois colonnes. A gauche les informations clefs du voyage via le moteur de recherche, la plus attendue par les visiteurs du site, au centre celles qui permettent de préparer le voyage, à droite les opportunités commerciales.
Que disent les spécialistes de Miratech ? Qu’un regard sur un écran permet de lire 15 lettres d’un coup dans un texte. Ou encore qu’un regard ne permet de voir que 3% d’un écran d’ordinateur. De fait l‘étude du cheminement des yeux sur un écran permet de construire l‘éditorial et la répartition des fonctions d’un site. De son côté, le gourou de l’ergonomie Jakob Nielsen a repéré que les internautes ne lisent pas :ils balaient les écrans. Conséquence : si on veut être lu il faut d’abord être vu et par exemple réduire vos textes de 50% pour qu’ils soient balayés rapidement à l‘écran.
Pour en savoir plus, lisez cet article lumineux sur VirtualHosting.com pour bien comprendre comment s’y prendre en 23 leçons pour optimiser les contenus en fonction des comportements des lecteurs.
L‘éditorial, ce n’est pas que facile. On peut vouloir se faire plaisir, mais on doit d’abord servir nos lecteurs-spectateurs et auditeurs. Du coup, comme il faut résumer nos propos, on s’en tiendra là, jusqu‘à la prochaine fois !
Commentaire [1]
Libéralisation des noms de domaine
jun 24, 07:00 par Jean-Luc Boulin
L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), le grand superviseur mondial des noms de domaine tient cette semaine sa conférence à Paris. Et dans un entretien paru le 23 juin 2008 dans Les Echos, son patron annonce pour 2009 l’ouverture totale des extensions. Moyennant quelques petites restrictions, et quelques dollars, évidemment, chaque internaute pourra choisir l’extension de son choix à son nom de domaine.
On pourra ainsi obtenir une URL en www.leshouches.neige, www.calvi.corse, www.marciac.jazz, ou même www.bretagne.soleil! (si, si, pour faire du marketing viral!).
Les précédentes expériences de l’ICANN, avec des *.biz, ou *.travel n’avaient pas donné de résultats flagrants quant à la généralisation de ces extensions. Par contre, elles avaient contribué au généreux résultats affichés par cet organisme non gouvernemental californien.
Car si chaque individu, entreprise ou destination se met à décliner son extension, on n’a pas fini : faudra-til pour un office de tourisme, adopter l’extension de son CDT, ou de son CRT pour obtenir des subventions pour son site Internet?
Une suggestion me vient cependant : que tous les institutionnels se mettent d’accord pour déposer une extension en .tourisme, pour faire des noms de domaine type www.madestination.tourisme. Là, on gagnerait vraiment en lisibilité!
tags : url ![]()
Monaco teste le NFC pour le tourisme
mai 29, 07:00 par Eric Culnaert
Ce n’est pas la 1re fois qu’on évoque sur etourisme.info le potentiel des technologies sans contact en situation de mobilité, mais il se trouve que la principauté de Monaco, qui accueille le salon WIMA consacré précisément au NFC, a inauguré un service touristique sur la base de cette technologie.
Avant d’en dire plus sur l’expérience monégasque, quelques mots sur la technologie: les puces NFC (pour near field communication: communication sans fil à très courte portée) permettent de faire communiquer sans contact à quelques centimètres de distance une puce contenant de l’info (généralement quelques bits, de quoi stocker par exemple une référence, une adresse internet, etc.) et un lecteur, embarqué ici sur téléphone mobile. Ce dernier lit l’info, se connecte à l’adresse idoine via internet et y récupère les contenus (il est également possible de faire transiter les contenus directement via NFC, mais les faibles débits impliquent des temps de téléchargement incompatibles avec les usages envisagés, même pour des contenus de poids modeste).

A Monaco, la technologie a été mise en oeuvre pour proposer un guide interactif le long du Parcours Princesse Grace de Monaco: la signalétique sur place a été augmentée de puces NFC, qui renvoient à des contenus additionnels en ligne: les téléphones compatibles se connectent automatiquement dès qu’on les approche du support repéré par un visuel spécifique aux divers points d’intérêt du parcours. Les limites actuelles du système résident bien sûr dans la faiblesse du parc téléphonique compatible: les puces NFC commencent seulement à y faire leur apparition, mais elles sont appelés à s’y généraliser à cause de leurs applications monétiques notamment; l’apparition en France des premiers forfait internet mobile illimités cette année va également dans le sens d’un élargissement de la cible potentielle de ce type de services, qui pourraient bien devenir en milieu ouvert les audioguides de demain (ou en tout cas un complément aux guides “directifs”: l’information idoine est disponible à l’endroit et au moment où le visiteur y trouve un sens en situation).
Pour en savoir plus sur sur le déploiement monégasque:
l’article sur businessmobile.fr
Et pour ceux qui désirent élargir le champ de la réflexion sur l’info en situation de mobilité à d’autres technos: – une appli android pour téléphone mobile – un article Les Echos sur le téléphone mobile comme guide urbain à Paris
Le web rigolo de Bilbao
mai 16, 07:00 par Jean-Luc Boulin
Philippe Fabry, responsable des TIC à ODIT France présentait hier, au cours d’une rencontre etourisme sur les audioguides à Périgueux le site du musée Guggenheim de Bilbao, comme un bon exemple d’accompagnement du séjour du visiteur. En effet ce site intervient, avant, pendant et après la visite du célèbre musée avec toute une gamme d’outils multimédias, et en version française, s’il vous plait!
Ainsi, à la rubrique multimédia, téléphone portable, il est possible de télécharger facilement, des informations précises sur l’actualité du musée, ou les horaires d’ouverture. Les amis du musée, catégorie VIP auront droit à un système d’alerte SMS.
Autre trouvaille intéressante, pour l’après-séjour, la rubrique Racontez-leur votre visite.
Ici, on peut construire une petite histoire racontant sa balade dans le lieu en mélangeant des photos du musée, ainsi que ses propres clichés. Le produit pourra être agrémenté d’une bande son. Le résultat personnalisé est destiné à être envoyé à ses amis pour leur raconter l’expérience. Le même système existe, pour inviter son carnet d’adresse à participer à une visite. Un buzz organisé, très web 2.0, et qui surtout, intègre toutes les phases d’un séjour : avant, pour préparer, pendant, pour s’informer, et après, pour se souvenir…
tags : audioguide,
audioguide multimédia,
buzz ![]()


